Édito

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Nous tentons douloureusement de sortir de cette crise sanitaire

que le gouvernement a si mal gérée.

Une période durant laquelle le syndicat a été extrêmement sollicité.

Les réunions se sont multipliées, les visioconférences ont usé les yeux

et le dos de plus d’une et plus d’un, mais il a fallu répondre aux artistes

désemparés, gérer les affaires courantes, les incertitudes, l’activité partielle,

faire des propositions à un gouvernement muet, faire face aux annulations

et aux angoisses de notre secteur longtemps ignoré par un gouvernement

si peu intéressé par les questions culturelles.

Puis vint le temps des propositions d’un président,

cheveux et chemise à la cool.

Il était question de jambon et de fromage, et de tigre aussi.

Il avait rencontré des artistes pour proposer des vacances culturelles

et apprenantes…

Pendant ce temps, le ministre de la Culture, lui, prenait studieusement

des notes…

Qu’en est-il à ce jour ? La prolongation des droits à l’assurance chômage

pour les intermittents, oui, et puis…

Rien, ou si peu.

Si peu alors que le besoin de création d’emplois est si grand.

Mais surtout aucun plan de relance digne de ce nom, rien, nada,

pas de vision à long terme.

Enfin bref comme il fallait faire quelque chose car le peuple gronde

depuis bien longtemps maintenant, ils ont remanié le gouvernement.

Ils ont changé deux trois bricoles.

Ils ont envoyé Franck Riester (qui fut notre ministre, rappelez-vous)

au commerce extérieur et ont demandé à Roselyne Bachelot de venir,

celle qui a un cv long comme un bus de footballeur en grève, ancienne

ministre sous Chirac et Sarkozy, ancienne ministre de l’écologie, ancienne

ministre des solidarités, ancienne ministre de la santé tiens tiens…

Et maintenant ministre de la Culture.

Alors, maintenant, il va falloir cravacher sévère pour remettre l’église

au centre du village, redonner à la culture la place qu’elle a perdue.

Car il nous faut un vrai plan de relance pour l’emploi dans

le spectacle vivant et l’audiovisuel, un plan digne pour les artistes.

Relancer et flécher la production pour créer de l’emploi de qualité

pour le plus grand nombre.

Une véritable politique culturelle en somme.

Pouvons-nous compter sur vous madame la Ministre ?