Édito

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En finir avec la peur et construire avec ténacité plus de droits et de justice sociale !...

 

À l’inquiétude du virus qui court toujours, générant encore une crainte pour notre santé mais laissant également dans son sillage l’angoisse de conséquences désastreuses pour l’ensemble des artistes interprètes et plus largement le secteur culturel, se sont rajoutées la menace de la guerre en Ukraine et l’épée de Damoclès que serait l’utilisation de l’arme atomique ou/et le déclenchement d’une troisième guerre mondiale ainsi que l’idée qui chemine dans les esprits d’une possible disparition de l’humanité.

 

De plus, dans la campagne pour les élections présidentielles (qui seront suivies par les législatives) la plupart des candidats développent des discours populistes et anxiogènes qui attisent les braises des peurs les plus profondes (risques environnementaux, insécurités physiques comme économiques et matérielles, xénophobie, islamophobie, etc…).

 

Rares sont celles et ceux qui évoquent dans leur programme la culture comme un élément « essentiel » pour notre société et ses citoyens ou prennent en compte, voire à leur compte, nos revendications qu’elles soient spécifiques à nos secteurs d’activités ou plus générales et interprofessionnelles.

 

Alors comment résister à tous ces épouvantails agités et lendemains cauchemardesques entretenus par celles et ceux qui voudraient se présenter comme les sauveurs de la France ou du monde ?

 

Chacun trouvera sa posture, son chemin, dans ce chaos et cette cacophonie, mais, collectivement, notre syndicat, régénéré en ce début de mandat (nouveaux Conseil et Bureau nationaux, nouvelle délégation générale, embauches de plusieurs salariés en cours…) va mener, plus que jamais, la mission qui est la sienne pour la défense des conditions de travail et de rémunérations des artistes interprètes. C’est aussi le moment de rejoindre nos rangs à travers les commissions et groupes de travail afin d’apporter sa pierre à la réflexion et aux actions qui en découleront dans la mise en œuvre de nos orientations récemment adoptées.

 

Il faudra saisir également l’opportunité des élections de nos élus CGT à l’Assemblée générale du F.N.A.S. (fonds national d'activités sociales des entreprises artistiques et culturelles) pour soutenir nos candidats par un vote massif qui renforce nos représentants au sein de ses Conseil de gestion et Bureau exécutif et reflète l’importance que ces droits, conquis il y a bientôt 50 ans, représentent pour les artistes intermittents et permanents.

 

C’est à nous d’être force de propositions pour réinventer des politiques culturelles ambitieuses et adapter sans cesse nos conventions collectives à l'évolution de nos pratiques et prendre en compte les transformations consécutives aux évolutions des médias et réseaux qu’il s’agisse de l'audiovisuel ou du spectacle vivant, sur le plan national comme international.

 

Les chantiers sont nombreux et passionnants et nécessitent l’engagement de toutes et tous.