LE MEDEF SE PRONONCE : « C’EST NOUS QUI DÉCIDONS COMMENT SERONT INDEMNISÉS LES INTERMITTENTS !! »

-A A +A
19 Février 2019

Les négociations interprofessionnelles sur l’assurance chômage doivent se poursuivre (et se conclure ?) le mercredi 20 février.

La CGT Spectacle et ses syndicats ont appelé à une journée de mobilisation, y compris à des grèves, pour cette date. Cet appel à l’action maintient toute sa pertinence à la lumière de l’évolution de la négociation.

La position des organisations patronales est désormais claire. Dans le « projet d’accord national interprofessionnel  relatif à la réforme de l’assurance chômage et à la situation des personnes en contrats courts récurrents » qu’elles ont soumis aux négociateurs le 14 février, le MEDEF, la CPME et l’U2P écrivent :

« L’accord sectoriel ne répondant que partiellement aux objectifs fixés par le document de cadrage interprofessionnel du 18 décembre 2018, les signataires du présent accord considèrent qu’ils sont habilités à convenir de dispositions relatives à l’indemnisation des artistes et techniciens intermittents du spectacle. »

Le MEDEF et ses alliés font fi de l’accord unanime signé par les organisations d’employeurs et de salarié.e.s du spectacle le 21 janvier 2019, qui confirme la validité des annexes 8 et 10 telles que issues de l’accord d’avril 2016, tout en exigeant des correctifs dans la transposition que l’UNEDIC avait fait de ce texte, afin que le règlement soit conforme aux intentions des signataires. C’est vrai que notre accord de janvier ne coupe pas dans l’indemnisation des chômeuses et chômeurs intermittent.e.s, comme auraient sans doute souhaité les patrons interprofessionnels. Le projet patronal prévoit des articles qui auraient potentiellement  un impact très négatif sur toutes et tous les salarié.e.s travaillant avec des contrats courts, dont notamment les professionnel.le.s du spectacle.

Nous persistons à refuser les 3 milliards de réduction exigées par le gouvernement sur le régime d’assurance chômage, comme nous refusons  les « économies » exigées par certains négociateurs interprofessionnels sur les annexes 8 et 10.

Nous nous battons pour améliorer la protection sociale de toutes et tous les salarié.e.s, les retraité.e.s, les chômeuses et chômeurs.

Pour maintenir notre assurance chômage spécifique, lié à un régime général juste et protecteur pour toutes et tous, il faut que nous, artistes-interprètes, renforcions   nos efforts dans la lutte.

Cela commence demain, le mercredi 20 janvier, avec des actions collectives, des grèves où cela est possible, des prises de parole devant le public là où c’est plus compliqué, des tractages en direction du public et des collègues… Une pétition sera aussi lancée demain. Il faudra assurer sa présence maximale sur vos réseaux sociaux.

Restez en contact avec votre antenne locale du SFA pour connaître les rendez-vous prévus.

A Paris, un départ en action « festif » est organisé le mercredi 20 à 11h précis de la salle Eugène Varlin de la Bourse du travail, 3 rue du Château d’Eau.

Nous signalons aussi que les associations de chômeurs et la CGT, avec Sud et la FSU, organisent le vendredi 22 février des mobilisations contre le décret du 30 décembre visant à renforcer les contrôles et aggraver les sanctions contre les prové.e.s d’emploi, y compris les intermittent.e.s. A Paris, rendez-vous est donné à 9h30 devant la Gare du Nord.

Fichier attachéTaille
Icône PDF La mobilisation continue!356.85 Ko