Le Medef prévoit une attaque majeure contre les salarié·es intermittent·es du spectacle en général et contre les artistes en particulier. Alors qu’il faut aujourd’hui travailler 507h en une année pour ouvrir des droits à l’assurance chômage au titre des annexes 8 ou 10, le Medef voudrait porter ce chiffre à 557h. L’objectif est de sortir jusqu’à plus de 30 000 salarié·es de l’intermittence, soit jusqu’à un quart des effectifs et près d’un tiers des artistes !
Soyons clairs : nous ne connaissons aucun·e artiste qui refuse du travail, une fois les 507h atteintes. Tout le monde, ou presque, voudrait travailler davantage, mais peine simplement à trouver assez de travail rémunéré.
Cette attaque est d’autant plus violente qu’elle se conjugue avec la casse de l’emploi induite par les politiques d’austérité. Les chiffres le démontrent clairement : qu’il s’agisse de l’audiovisuel, du cinéma, de la prestation technique ou du spectacle vivant subventionné, le travail se raréfie (seul le spectacle vivant privé contredit cette tendance). Et c’est dans ce contexte d’austérité que le Medef voudrait augmenter de 10% le nombre d’heures à faire pour pouvoir bénéficier de l’intermittence !
Cette attaque aurait de graves conséquences. Les plus de 30 000 intermittent·es dont le Medef veut se débarrasser ne vont pas cesser d’être artistes ou technicien·nes ; ils et elles vont basculer dans la précarité et être poussé·es à accepter de faire leur métier dans des conditions indignes, si la perspective de retrouver un droit au chômage leur paraît inatteignable.
L’intermittence du spectacle est un des piliers qui, en France, empêche la dérégulation totale du travail artistique. C’est ce dispositif, que nombre de nos collègues à travers le monde nous envient, qui pousse les artistes à connaître et défendre leurs droits, et à s’organiser pour exiger que les employeurs respectent les conventions collectives et le droit du travail.
La semaine du 23 février, soyons en lutte, c’est crucial : mobilisons-nous pour refuser et empêcher cette nouvelle folie du Medef !
Le SFA appelle l’ensemble des artistes interprètes et de compléments, salarié·es intermittent·es ou non, à se réunir en Assemblée générale afin de préparer dès maintenant des actions pour la journée de mobilisation nationale du 25 février, à l'occasion de la dernière séance de négociation sur l'assurance chômage à l’Unedic.
Voici les premiers rendez-vous en Île-de-France :
- jeudi 19 février 2026, de 12h à 13h: Webinaire d’information animé par la CGT Spectacle : https://us02web.zoom.us/j/84764193795 ; aussi accessible par Facebook Live;
- lundi 23 février 2026, à partir de 18h30 : AG à la bourse du Travail de Paris (salle Hénaff), 3 rue du Château d’Eau, Paris 10e, M° République;
- mercredi 25 février 2026, à 9h : Rassemblement devant l'Unedic, 4 rue Traversière, Paris 12e, M° quai de la Rapée.
retrouvez tous les rdv, partout en France via la carte des mobilisations de la fédération CGT Spectacle : sur ce lien
Ensemble, disons-le clairement : 557h, c'est NON !
Paris, le 18 février 2026.












